Chaque soir pendant le Festival de Cannes, le Cinéma de la Plage transforme le bord de mer en salle de projection à ciel ouvert.
Sur la Croisette, les transats remplacent les fauteuils rouges ; le sable prend la place des moquettes ; la mer reste là, tout près, pendant que l’écran s’allume à la tombée de la nuit.
C’est dans ce décor que les Étoiles ont terminé leur journée du dimanche 17 mai. Installés dans les transats, un plaid sur les genoux, les adolescents ont découvert l’un des grands classiques du cinéma politique américain : « All the President’s Men » (Les Hommes du président), d’Alan J. Pakula.
Sorti en 1976, le film retrace l’enquête de Bob Woodward et Carl Bernstein, deux journalistes du Washington Post, sur le scandale du Watergate. Une affaire d’écoutes illégales, une piste remontant jusqu’au sommet de l’État, et un travail journalistique qui conduira à la démission du président Richard Nixon.
À l’écran, Robert Redford et Dustin Hoffman avancent pas à pas, dans un film où la tension vient moins de l’action que de la précision. Des appels, des notes, des recoupements, des silences, des portes qui s’entrouvrent. Une enquête patiente, presque obstinée, qui rappelle ce que peut changer la recherche de la vérité.
Pour les Étoiles, cette fin de soirée avait quelque chose de plus posé, presque suspendu : les transats bleus, le ciel qui descend doucement, les plaids serrés contre soi, les sourires avant la projection, puis le calme quand le film commence.
Après l’effervescence du Festival, le Cinéma de la Plage leur a offert une autre façon de vivre Cannes.
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