Après le déjeuner chez Nespresso, une annonce a changé le rythme de la journée : le soir même, les Étoiles monteraient les célèbres marches du Festival de Cannes.
Retour au Capsol. Quitter les tenues du jour, se préparer, sortir les vêtements rêvés depuis des mois : smoking noir, chemise blanche, noeud papillon et souliers de cuir pour les garçons ; robes de soirée pour les filles.

Anouk, Alix, César, Tom, Mathis et Jules allaient assister à la projection de « La Bataille de Gaulle : L’âge de fer », premier volet d’un diptyque consacré au Général de Gaulle. Mais avant le film, il y avait ce passage tant attendu : le tapis rouge, les photographes, les lumières, les marches.
Les consignes avaient été répétées, et la petite chorégraphie était connue. Pourtant, une fois dans le mouvement, tout est devenu plus intense : le monde autour, les objectifs, les appels, les regards, le bruit, la foule.
Cette année, le tapis rouge était particulièrement chargé. Les Étoiles ont parfois cherché leurs repères, entre l’émotion du moment et l’attention des photographes. Tous vivaient quelque chose de rare.
Depuis des mois, ils pensaient à cet instant. Ce soir, ils y étaient.
Ce que le Festival de Cannes offre aux Étoiles va bien au-delà d’un accès exceptionnel : l’accueil, la préparation, l’attention portée à chacun, et cette volonté de leur faire une place au cœur d’un événement que le monde entier regarde. Ces adolescents en soins ou en rémission d’un cancer ne sont plus seulement les enfants que l’on protège. Ils deviennent ceux que l’on regarde autrement, que l’on célèbre ; ceux qui retrouvent une place dans le regard des autres, une image plus grande, plus sûre, plus lumineuse d’eux-mêmes.
Sur ces célèbres marches rouges, quelques minutes suffisent souvent à rouvrir un chemin.
Le lendemain, le film s’est prolongé autrement
Le réalisateur Antonin Baudry a accepté de rencontrer les Étoiles, aux côtés d’une partie de l’équipe du film. Après l’émotion des marches et de la projection, les adolescents ont pu revenir sur ce qu’ils avaient vu, compris, ressenti.
Ils ont posé leurs questions : pourquoi ce film, comment raconter de Gaulle aujourd’hui, comment approcher une figure aussi immense sans la figer. Antonin Baudry a répondu à chacune avec attention. Puis il a, à son tour, voulu les entendre.
Les Étoiles ont parlé d’un film qu’ils avaient trouvé magnifique et touchant. Ils y ont découvert un de Gaulle plus humain, moins lointain : un homme qui doute, qui résiste, qui porte une idée de la France presque seul au milieu du chaos. Ils ont aussi été marqués par la bataille de Bir-Hakeim, par le jeu des acteurs, par les échanges entre Churchill et de Gaulle qui les ont souvent fait rire.
Surtout, ils ont dit qu’ils n’avaient pas vu passer le temps. Et qu’ils attendaient déjà la suite.
Avant même sa sortie en salles, « La Bataille de Gaulle » avait déjà trouvé chez eux ses premiers passeurs : ils avaient prévu de revoir le film au cinéma, et d’y entraîner leurs familles et leurs amis.
Une immense merci à Héloïse Dridi et Marine Coroller qui ont permis cette belle rencontre.

Bande-annonce
A voir, la conférence de presse du réalisateur Antonin Baudry accompagné d’une partie de l’équipe du film.
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